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Vânia le blogue !

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Pierre-Paul Jodoin – Propriétaire du Vignoble Clos Ste-Croix de Dunham

le 28 août, 2018

Q : Comment arrivez-vous à cultiver des cépages nobles dans un climat froid comme le nôtre ?

R :  Le réchauffement climatique est un facteur important en ce moment pour la viticulture partout dans le monde. S’il fait trop chaud dans certains pays, les régions nordiques bénéficient par contre d’un climat de plus en plus propice. Notre vignoble à nous étant de plus situé dans le sud du Québec, nous bénéficions d’un microclimat un peu mystérieux, mais sans doute lié à notre proximité des montagnes de la chaîne des Appalaches et aussi du courant d’air venant de l’ouest depuis les Grands Lacs. Ajoutons à ce phénomène que nous appliquons toujours des protections importantes aux plants de vigne pour qu’ils survivent aux grands gels de l’hiver québécois. Enfin, l’expérience que nous avons acquise à protéger les hybrides nous facilite la tâche avec les viniferas. Les cépages cultivés au vignoble sont le seyval, le vidal, le maréchal foch, le chardonnay, le pinot gris et le pinot noir.

Q : Pouvez-vous résumer votre philosophie à l’égard de la vigne et des vins : votre approche de l’œnologie, votre vision de l’évolution du domaine, la manière d’approcher le travail au vignoble, l’importance de l’innovation par rapport à la place de la tradition, etc.

R : Dans le domaine de la viticulture, tout reste passablement traditionnel même si l’équipement se modernise considérablement. Les mêmes tâches ancestrales se perpétuent inexorablement, précision de la taille, protection hivernale, épamprage, palissage, arrosage, vendange, etc., et cela malgré les tracteurs modernes enjambeurs ou non, munis de rogneuses, de déherbeuses  et de vendangeuses, sans parler des pulvérisateurs de produits.

C’est dans la vinification que l’évolution se fait le plus sentir, c’est-à-dire dans l’art de travailler le vin : aseptisation, chimie du vin, fermentation à température contrôlée, filtration, standardisation des méthodes de production, tout n’est artisanal que de nom pour acquérir et maintenir une qualité irréprochable depuis la grappe jusqu’à la table du consommateur.

Q : Parlez-nous des caractéristiques principales des vins que vous produisez.

R : Les vins produits au Clos Ste-Croix – Seyval, Vidal, Chardonnay, Rosé et Maréchal Foch – sont des vins secs de moins de quatre grammes de sucre résiduel par litre. Ils sont vinifiés et mûris en cuve d’acier inoxydable sans séjourner en fût de chêne. Ils sont fruités, avec une légère pointe d’acidité. Faits de raisins mûris naturellement aux champs et cueillis en fonction de leur teneur naturelle en sucre, mesurée en brix. Sans aucune chaptalisation, ils titrent à 12 % d’alcool.

Q : Comment voyez-vous le vin québécois d’ici 30 ans ?

R : Dans 30 ans, le réchauffement de la planète aura fait son œuvre et la culture du raisin ainsi que la fabrication du vin se seront adaptées et améliorées. On verra donc une tradition de vitiviniculture solidement implantée et on sera très fiers de notre savoir-faire autant avec les hybrides, qui auront acquis leurs lettres de noblesse, qu’avec les viniferas, qu’on aborde aujourd’hui avec enthousiasme.

Les essentiels de Pierre :​

Vin Blanc, Vidal Village, du Vignoble Clos  Ste-Croix.
22 $ les 750 ml

Vin Blanc, Seyval Village, du Vignoble Clos  Ste-Croix.
20 $ les 750 ml
Vin Rouge, Maréchal Foch, du Vignoble Clos  Ste-Croix.
20 $ les 750 ml

Vin Rosé du Village, du Vignoble Clos  Ste-Croix.
18 $ les 750 ml

Vin Porto Lord Dunham, du Vignoble Clos  Ste-Croix.
15 $ les 750 ml

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